SPESBOURG
Spesburg
Situation
Commune d'Andlau, canton de Barr, arrondissement de Sélestat, Bas-Rhin.



Accès
De Barr, vers le Mont Sainte-Odile, par la D854, prendre la direction de la maison forestière du Hungerplatz, puis sentier balisé "chevalet rouge." Peut se coupler avec la visite du Haut-Andlau. Visite libre.
Carte Michelin n° 315 - Pli I 4
Carte départementale IGN D67 - Pli J6
Carte Club Vosgien 1/25000 - Mont-Sainte-Odile/Obernai - Pli
G 11

Bref historique
Spesbourg, création du 14° siècle, apparaît dans les textes en 1322.
Les Stahleck-Dicka, ses constructeurs, étaient avoués de la très proche abbaye d'Andlau. Famille très puissante dans la région, un de ses membres, occupant le siège épiscopal de Strasbourg, demanda même la destitution de l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen.
En 1324, Henri de Stahleck-Dicka est dit seigneur de Spesbourg.
En 1353 Walter de Dicka, sans héritiers, obtient de l'empereur la transmissions de ses fiefs et biens au profit des Sires d'Andlau. En 1361, l'empereur inféode une partie de Spesbourg aux Andlau.
En juillet 1386, Walter de Dicka meurt lors de la fameuse bataille de Sempach (Suisse). Le château est inféodé aux sires d'Andlau, vassaux de l'évêque de Strasbourg. Spesbourg est désormais laissé à l'abandon.
En 1432, le duc Etienne de Bavière s'empare du château  qui était sans défenseurs et ne recelant aucune arme. La même année Spesbourg sera repris par les Andlau à la tête d'une armée de 2000 hommes.
Au 16° siècle des bourgeois de Barr attaquent et incendient Spesbourg, l'un des nobles y ayant détourné l'une de leurs concitoyennes.
Vers 1550, le château est restauré.
Il semble que Spesbourg a été ruiné durant la
guerre de trente ans.

Visite
Le château, de forme polygonale, ressemble à une tour imposante d'habitation. Le granit compose le matériau de construction, ses pierres sont à bossage.
Du côté de l'attaque, le constructeur a érigé un imposant mur bouclier, doublé d'un donjon carré (coté Nord/Ouest).
Par le sentier d'accès, le visiteur débouche au niveau du fossé,
aux dimensions imposantes, entièrement taillé dans le rocher. Ce sentier suit fidèlement l'accès primitif du château. Le visiteur y pénètre par trois portes successives dont il ne subsiste que la base de l'unne d'elle. Sur la plate forme (basse cour) on distingue encore les traces de plusieurs bâtiments.

  

Par un escalier, le visiteur atteint la porte principale. Par cette porte le visiteur débouche sur les communs. A sa gaude une cheminée et un évier indiquent l'emplacement des cuisines. A droite, entre le donjon et le mur porteur des logements nobles, éxistait une citerne.

         

La face ouest est percée de nombreuses ouvertures qui sont soit des
fénêtres à arc brisé, soit des écoulements de latrines. 
Au premier étage une colonnette de cheminée est encore visible.
Par une nouvelle porte le visiteur pénètre dans le logis seigneuriel ou "salle des chevaliers". Le rez de chaussée est occupé par une série d'archères à niches.
Les deux étages sont résidentiels. Les fenêtres gothiques y sont particulièrement belles.



L'accès au donjon se fait à partir du chemin de ronde, à partir d'une passerelle mobile.

             

Monographie :
SALCH Charles-Laurent
Le château de Spesbourg, architecture et histoire
Centre d'archéologie médiévale de Strasbourg - 1977

Internet : http://ggehenn.free.fr/ARCSpesbourg/accueil.php

Diaporama :
 



 
 
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