BIRKENFELS


Situation

Commune d'Ottrott, canton de Rosheim, arrondissement de Molsheim, Bas-Rhin


Accès
A partir du parking "Birkenfels" situé sur la RN426 reliant le Mont Sainte-Odile au Hohwald. Peut se coupler avec la visite de Kagenfels. Visite libre.
Carte Michelin n° 315 - Pli I 6
Carte départementale IGN - Pli J 6
Carte Club Vosgien : Mont Sainte-Odile/Obernai - Pli F 10


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Bref historique
Lors de l'affaiblissement du pouvoir impérial, en 1246, l'évêque de Strasbourg, Henri de Stahleck, s'empare de la ville impériale d'Obernai. Il poussera deux familles vassales les Beger et les Kagen (voir Kagenfels) à construire dans le massif forestier de la ville, deux châteaux. Pour Birkenfels, les travaux ont probablement été entrepris, dès 1260, par Burkhardt Beger.
Le Birkenfels est placé près de l'ancienne route reliant la plaine au Mont Sainte-Odile.
En 1289, à la fin de l'interrègne, Rodolphe de Habsbourg, accepte un compromis qui laisse la jouissance de Birkenfels aux Beger. Dès lors, à chaque changement de souverain, la famille devra se faire confirmer ses droits sur Birkenfels. Plusieurs querelles pontuent la cohabitation des Beger avec la ville d'Obernai.
Vers la fin du 15ème siècle, on ajoute au Birkenfels, la basse cour et un châtelet couvrant la porte d'entrée.
En 1532, à l'extinction des Beger, l'empereur Charles Quint confie le château à son vice-chancelier Mathias Held, qui le vendra à une famille patricienne de Strasbourg, les Joham.
Le Birkenfels semble être laissé à l'abandon, dès le 16° siècle.

Visite
Le Birkenfels se résume en un imposant palas (palais) défendu par un donjon pentagonal.
Nous nous présentons devant le fossé taillé dans la roche. Au delà du fossé, la porte d'entrée de la basse cour. L'enceinte de la basse cour portait un chemin de ronde encore visible.




 


Commence la rampe d'accès au palas. Un châtelet couvrait la porte d'entrée du corps de logis. Il semble dater du début du 16° siècle. Un plancher amovible recouvrait une fosse et renforçait ainsi la défense. Au pied du châtelet, s'ouvre une poterne donnant probablement accès à un jardin.

 


 


Le corps de logis est imposant. Il conserve encore sa hauteur initiale.
Le rez-de-chaussée servait à la défense (nombreuses archères) et au stockage des vivres.
Les deux étages faisaient office de logement seigneurial. On y découvre des traces de cheminées et de latrines. Les fenêtres à niches et bancs sont géminées. Une impression de confort s'en dégage.






 


Le donjon est construit en pierres à bossages, une brèche permet de s'y glisser. On y remarque une latrine avec canal d'évacuation. L'accès initial se faisait par les combles du palas.


Diaporama :  
     


        

 

              




 
 
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